Résidences 2017-2018

Carnet de Pooria

Pooria Pournazeri

Né en 1982, Pooria Pournazeri a commencé son apprentissage du luth tanbur auprès de son père, un facteur d’instruments traditionnels, dès l’âge de six ans. Quatre ans plus tard, il s’est initié au sétar auprès de Afshin Ramin. En 1997, il a obtenu la 3e place du concours de musique vernaculaire au Festival des Jeunes musiciens de Téhéran et a poursuivi sa formation musicale auprès de son oncle Keikhosro Pournazeri. En 1998, il a intégré l’Ensemble Shams avec qui il a réalisé des projets de disques et de tournées en Iran. Pooria a aussi enseigné au Shams Music Institute.

En 2000, il a intégré un groupe de rock, Public Voice, et s’est lancé dans l’apprentissage de la percussion et de la batterie, une aventure qui a duré cinq ans et lui a permis de se produire en concert à Téhéran, à Rasht et à Isfahan, ainsi que d’enregistrer l’album Scape from Darkness.

En 2006, il commence à travailler sur son premier album solo, Zhoor, qui combine des éléments de répertoires populaires et de tanbur. En 2010, ce disque paraît sous étiquette Hermes et est aussitôt salué par la critique. L’album se fraye même une place dans le célèbre magazine de musiques du monde Songlines où il est identifié comme l’un des meilleurs disques de l’année.

En 2009, le musicien forme Rivaan avec la contribution de ses étudiants et de musiciens jouant des instruments persans et étrangers. Témoignant d’une rare inventivité, l’ensemble fait des tournées et réalise les disques Rivaanet Let’s Make The Earth Peaceful. En 2011, Pouria est repéré par l’organisation australienne Modern Art Music et compose pour The Global Climate Change Music Project.

Il est désormais établi à Montréal où il enseigne le tanbur, le sétar et le daf et se produit régulièrement en concert. Il a notamment contribué au projet Sufi-Yogi à l’automne 2011 et a composé pour Éclats, la nouvelle création de Constantinople présentée en novembre 2012 à la Salle Bourgie.

Extrait du concert du 2 juin 2018

Festival des musiciens du monde, Église Saint-Enfant-Jésus

Carnet de Zal

Zal Sissokho

Tradition du Monde

N’est pas griot tout musicien qui vient d’Afrique. Ces porteurs de traditions orales sont de castes Kouyaté, Diabaté ou Sissokho ; les trois seules grandes familles qui colportent la mémoire du peuple mandingue. Zal Idrissa Sissokho n’a pas que le nom, il a le bagage et cette incroyable faculté d’improvisation. Zal joue de la kora et chante en malinké et en wolof des mélodies inspirées ou empruntées aux traditions de l’Afrique de l’Ouest. Arrivé à Montréal en 1999 et boursier des Conseils des arts du Canada et du Québec à plusieurs reprises depuis 2001, Zal Idrissa Sissokho a vite pris sa place dans le paysage sonore montréalais. Il joue en solo et avec de nombreux artistes et formations tels Les frères Diouf, Celso Machado, Constantinople, Fakhass Sico, Lilison di Kinara, Richard Séguin, Takadja et Muna Mingole. Il a contribué aux albums de Corneille, IKS, Hart Rouge, Monica Freire, Lousnak, Sara Rénélik, Les frères Diouf et Musa Dieng Kala. Zal Idrissa Sissokho a aussi participé au spectacle Ôdu Cirque du Soleil à Las Vegas et à la musique du film Un dimanche à Kigali de Robert Favreau. De plus, Zal fut choisi avec 12 autres musiciens, pour le documentaire La symphonie du nouveau monde de Luc Boivin, diffusée sur les ondes d’ARTV et de Radio-Canada et invité à l’émission Belle et Bum en 2009 et 2011. En 2013, Zal a pris part au tournage et à la musique du film L’autre maison (Max Film) de Mathieu Roy, assurant l’ouverture officielle du Festival des Films du Monde de Montréal.

En 2004, Zal forme le groupe afro-mandingue Buntalo, dont le nom fait référence au son cristallin de la kora qui séduit l’auditeur dès la première note. Cette harpe africaine à 21 cordes se marie merveilleusement bien à la musique occidentale contemporaine ; c’est pourquoi Buntalo, dont le répertoire inclut des compositions originales et des classiques mandingues, modernise les sons tout en préservant l’identité de ces compositions plusieurs fois centenaires. Zal Sissokho et son groupe Buntalo a fait paraître son troisième album le 24 mars 2017: La Palabre. La palabre consiste en la jonction de la parole et de l’action : dire ce qu’on fait et faire ce qu’on dit. En abordant des thèmes actuels et primordiaux de la société, Zal Sissokho met de l’avant le son unique de sa kora et invite à la découverte et au voyage. Sa musique aux accents afro-mandingues, ses compositions métissées et son propos engagé sont à nouveau mis de l’avant dans un album porteur d’espoir et riche de multiples collaborations.

Entre autres prix et honneurs, Zal a été le lauréat du prix OQAJ-Rideau lors de la vitrine officielle à la Bourse Rideau, à Québec en février 2008. Par le biais de ce prix, octroyé par l’Office Québec-Amériques pour la Jeunesse et Rideau, Zal a pu visiter le Mexique en octobre 2008.

Extrait 1 du concert du 2 juin 2018

Festival des musiciens du monde, Église Saint-Enfant-Jésus

Extrait 2 du concert du 2 juin 2018

Festival des musiciens du monde, Église Saint-Enfant-Jésus

Carnet de Didem

Didem Başar

Née à Istanbul (Turquie) en 1974, Didem entre au Conservatoire d’État de musique turque (ITU) en 1985. Après avoir complété sa formation en qanun avec Nevzat Sumer, elle poursuit ses études au département Composition et assiste aux classes de Demirhan Altug et de Yavuz Ozustun. Diplômée en 1995, son intérêt pour les effets de la musique sur la société l’a conduite à étudier la musique soufie à l’Université Marmara. Concertiste, elle a enregistré plusieurs disques et programmes de radio et de télévision en Turquie et à l’étranger. Elle a aussi enseigné l’art du qanun au Conservatoire de l’Université de Halic ainsi que l’analyse harmonique et le solfège au Conservatoire d’État de l’Université technique d’Istanbul.

En 2002, Didem rejoint l’Ensemble Bezmara et commence à jouer le santur turc et le qanun traditionnel à cordes métalliques pour explorer autrement la musique ottomane. Parallèlement, elle initie un quartet de qanun avec trois de ses collègues, projet qui n’avait encore jamais été tenté !

Suivant son déménagement à Montréal en 2007, elle commence à jouer avec le Fenci’s Ensemble et Constantinople. En 2009, elle forme le Duo Turco avec le oudiste Ismail Fencioglu.

Extrait du concert du 1er juin 2018

Festival des musiciens du monde, Église Saint-Enfant-Jésus

Carnet de Nazih

Nazih Borish

Né en 1982 à Lattakia, en Syrie.

Nazih Borish a commencé l’apprentissage du oud de manière autodidacte à l’âge de cinq ans. Il a ensuite accompagné des groupes de musique populaire dès l’âge de 15 ans.

Il s’est toujours nourri des musiques de différentes culturelles telles que le flamenco, le blues, le jazz, la musique indienne… et a ainsi créé son propre style de jeu instrumental, repoussant sans cesse les limites du oud.

En 2005, Nazih a fondé l’École syrienne de oud dans sa ville natale, Lattakia. Il a eu plus de 100 étudiants qui travaillent encore à ce jour comme musiciens. En 2016, il s’est installé à Montréal où il poursuit sa carrière musicale, aux côtés d’amis et d’une nouvelle famille de musiciens.

Extrait du concert du 1er juin 2018

Festival des musiciens du monde, Église Saint-Enfant-Jésus