21 au 24 mai 2026
VISIONS ET RACINES AUTOCHTONES
Dans le cadre du Festival des musiciens du monde
21 au 24 mai 2026
Dans le cadre du Festival des musiciens du monde
Du 21 au 24 mai 2026, Visions et racines autochtones propose un espace de rencontres où des artistes autochtones dialoguent avec des créateurs/trices et des chercheurs/euses issu.e.s de différentes traditions culturelles. Durant 4 journées, des conférences, des tables rondes et des ateliers destinés aux adultes, aux publics scolaires et aux familles, favoriseront la rencontre des langues, des imaginaires et de la diversité des savoirs. La majorité des activités sont offertes gratuitement, mais en nombre limité et sur inscription.
9h30 - 10h | «Les paroles qui viennent avant toute chose» par Niioierren (Eileen) Patton
Cérémonie d’ouverture
Cette cérémonie d’ouverture guidée par Niioierren (Eileen) Patton s’inscrit dans une approche attentive au lieu, au contexte et aux relations présentes. Elle ouvre l’événement par un geste de reconnaissance et de mise en relation, invitant le public à entrer dans un espace d’écoute et de respect.
Niioierren (Eileen) Patton est une aînée kanien’kehá:ka (Mohawk) de la communauté de Kahnawà:ke. Elle est reconnue comme gardienne du savoir, conteuse et personne-ressource culturelle, et intervient régulièrement dans des cérémonies, rencontres institutionnelles et contextes éducatifs
Gratuit
10h - 11h | Entretien de Louise Bédard avec Niioierren Eileen Patton
Cet entretien met en lumière la relation de confiance et de collaboration entre Niioierren (Eileen) Patton et Louise Bédard. À travers la parole partagée, elles évoquent un travail commun fondé sur l’écoute, le respect et le temps long, où se tissent mémoire, transmission et création à partir d’un dialogue ancré dans l’autochtonie.
Entretien mené par Louise Bédard
Niioierren (Eileen) Patton est une aînée kanien’kehá:ka (Mohawk) de la communauté de Kahnawà:ke. Elle est reconnue comme gardienne du savoir, conteuse et personne-ressource culturelle, et intervient régulièrement dans des cérémonies, rencontres institutionnelles et contextes éducatifs.
Louise Bédard est une réalisatrice et professionnelle du cinéma documentaire établie à Montréal, active dans le milieu audiovisuel québécois depuis les années 1990. Elle a développé une pratique ancrée dans le réel, le territoire et les relations humaines, notamment à travers des projets personnels et des collaborations issues du documentaire et de la création indépendante.
Gratuit
11h - 12h | Moe Clark : music, language, healing
Cette rencontre entre Moe Clark et l’anthropologue Gilles Bibeau propose une exploration sensible des liens entre chant, poésie, identité et spiritualité. La conversation abordera les dimensions de guérison, de transmission, de revitalisation culturelle et de réconciliation qui traversent les pratiques artistiques autochtones contemporaines. L’échange élargira la réflexion sur le rôle de l’art comme espace de mémoire, de résistance et de transformation du monde.
Échange en anglais avec traduction en français.
Moe Clark est une artiste multidisciplinaire métisse basée à Tio’tiá:ke / Montréal. À travers le chant, la poésie et la performance vocale, elle explore la voix comme lieu de relation, de mémoire et de présence au vivant. Son travail, ancré dans les langues, les récits et l’écoute profonde, s’inscrit dans une démarche de guérison, de transmission et de dialogue entre cultures et générations.
Gratuit
13h30 - 14h30 | Guérir le monde par l‘art. La traversée d’une vie avec Domingo Cisneros
Venez assister à ce dialogue entre Domingo Cisneros et l’anthropologue Gilles Bibeau autour de la notion de guérison, entendue comme processus vital, créatif et spirituel. Humaniste à la curiosité sans frontières, Domingo Cisneros a consacré sa vie à l’écoute du vivant — plantes, animaux, humains — en croisant les savoirs autochtones de la nature avec une pratique artistique où le réel et le fantastique se répondent. L’entretien évoquera son parcours de vie et son œuvre, faite de matériaux naturels et de récits sensibles, pour explorer les liens profonds entre création, perte, renaissance et communion avec le monde vivant.
Domingo Cisneros est un artiste visuel et écrivain métis de la nation tepehuane, né au Mexique et établi au Québec depuis la fin des années 1960. Figure pionnière de l’art autochtone contemporain, il a profondément marqué le milieu par une pratique artistique ancrée dans le territoire et la forêt boréale, utilisant des matériaux naturels et une approche socio‑écologique. Ancien enseignant et directeur au Collège Manitou, il a joué un rôle majeur de mentor auprès de plusieurs générations d’artistes. En 2018, l’UQAM lui a décerné un doctorat honoris causa pour l’ensemble de son œuvre.
Gratuit
13h30 - 14h30 | Atelier animé par Moe Clark
Atelier réservé aux écoles
14h30 - 15h30 | Jouer avec les sons et les mots. Atelier d’écriture nomade avec Aurélia Lassaque
Atelier grand public
Jouer avec les sons et les mots est un atelier d’écriture nomade animé par la poétesse occitane Aurélia Lassaque. À partir de jeux sonores, de rythmes, de langues et de promenades d’observation, les participant·es sont invité·es à explorer une écriture vivante, sensible et intuitive. Si le temps le permet, l’atelier se déroulera en extérieur, afin de laisser le paysage, les voix et les mouvements nourrir la création poétique.
Aurélia Lassaque est une poétesse occitane dont l’écriture s’ancre dans la langue occitane, qu’elle explore dans ses dimensions orales, rythmiques et sensibles. Son œuvre, souvent publiée en édition bilingue occitan–français, interroge les liens entre langue, territoire, mémoire et vivant. À travers lectures performées et ateliers nomades, elle fait de la poésie un espace de circulation entre paysages, corps et voix, où la transmission passe par l’écoute et le mouvement.
Cet atelier a lieu à l’extérieur. Rendez-vous au Parc Lahaie devant le Centre des musiciens du monde (5043 rue Saint-Dominique)
Gratuit
14h30 - 15h30 | Atelier animé par D. Cisneros
Atelier réservé aux écoles
20h - 21h30 | Veillée poétique avec Joséphine Bacon et Aurélia Lassaque
Lecture de poèmes en Innu Aimun, Occitan et Français
Le souffle et la trace. Joséphine Bacon et Aurélia Lassaque allument un premier feu de mots purs. Entre l’humilité vertigineuse de la toundra et la sensualité mystique du pays d’Oc, leurs poésies unissent le vent de l’esprit au pas ancestral du marcheur. Une veillée intime et fondatrice, tissée de silences partagés, pour nous rappeler que notre chair et celle du monde naissent d’un même frisson.
Payant – places limitées
10h - 11h | Langues autochtones au singulier
Cette rencontre propose une réflexion ouverte sur les langues autochtones comme expressions vivantes, situées et irréductiblement singulières des cultures qui les portent. À travers un dialogue attentif, la discussion s’attachera à interroger les façons de penser, de décrire et de transmettre ces langues aujourd’hui, ainsi que les visions du monde qu’elles véhiculent. L’échange abordera les enjeux contemporains de la préservation, de la revitalisation et de l’enseignement des langues autochtones, en soulignant leur rôle central dans la continuité culturelle, l’identité et la créativité des peuples.
Jimena Terraza est linguiste et enseignante à l’Université du Québec à Montréal (UQAM), spécialisée dans les langues autochtones des Amériques. Elle est également la coordonnatrice de programme Arts, lettres et communication au collège Kiuna. Née en Argentine, elle a d’abord consacré ses recherches aux langues autochtones de son pays natal, notamment le wichi, avant de poursuivre son travail au Québec sur les langues de la famille algonquienne (innu, cri, ojibwe, atikamekw). Son parcours est marqué par un engagement constant envers la description, la transmission et la revitalisation des langues autochtones, en étroite collaboration avec les communautés
Gratuit
10h - 11h | Les Grands espaces : introduction aux chants de gorge inuit
11h - 12h | Uashtekun, écrivain innu
Lors de cet entretien, Uashteskun prendra part à une discussion portant sur les liens entre identité, territoire et écriture. À partir de son parcours et de son œuvre, l’échange abordera le sentiment d’appartenance, l’expérience de l’arrachement au territoire et les relations au vivant. La rencontre intégrera également une réflexion sur les enjeux environnementaux, dans l’esprit d’une ode à la terre et au vivant, où la littérature devient un espace de transmission, de mémoire et de reconnexion.
Uashteskun est un écrivain innu dont l’œuvre explore avec sensibilité les questions d’identité, de territoire et d’appartenance. À travers ses récits, souvent ancrés dans l’expérience de la jeunesse autochtone, il interroge les effets de l’exil, de la perte de repères et de la relation au monde vivant, en faisant de l’écriture un lieu de réflexion, de transmission et de résistance.
Gratuit
14h - 15h | Enracinements, déracinements, ré-enracinements avec A. Dudemaine, A. Fournier, G. Bibeau
Table ronde animée par Gilles Bibeau (anthropologue) avec André Dudemaine (directeur du FIPA) et Alain Fournier (architecte)
André Dudemaine est un producteur culturel innu, cinéaste et diffuseur, reconnu pour son rôle central dans la mise en valeur des cultures autochtones au Québec et au Canada. Cofondateur et directeur de Terres en vues, il est également directeur du Festival international Présence autochtone (FIPA), qu’il pilote depuis sa création. Par son travail en cinéma, en radio et en médiation culturelle, il œuvre depuis plusieurs décennies à la diffusion des voix autochtones et au dialogue entre les peuples, en plaçant l’art et la culture au cœur des processus de reconnaissance et de guérison.
Alain Fournier est un architecte québécois reconnu pour son engagement de longue date auprès des Premières Nations, des Inuit et des Métis, notamment dans le Nord du Québec et du Canada. Spécialisé en architecture nordique, il a réalisé de nombreux projets institutionnels et communautaires en étroite collaboration avec les communautés autochtones. Son travail, salué par le prix Ernest‑Cormier (2022), met l’architecture au service de l’identité, du territoire et de l’autodétermination, en soutenant la capacité des peuples à devenir maîtres de leur environnement bâti.
Gilles Bibeau est anthropologue, professeur émérite et essayiste, reconnu pour son engagement de longue date auprès des peuples autochtones du Québec et des Amériques. Son travail croise recherche anthropologique, réflexion critique et dialogue interculturel, en portant une attention constante aux enjeux de territoire, de mémoire, de transmission et de justice sociale. Acteur important des échanges entre milieux académiques, culturels et communautaires, il œuvre depuis plusieurs décennies à créer des espaces de parole partagée, où la pensée, l’écoute et la culture deviennent des leviers de compréhension mutuelle et de transformation collective.
Gratuit
15h - 16h | Entre maison et école : la langue Atikamekw avec Gaetane Petiquay
Gaétane Petiquay abordera les enjeux éducatifs vécus par les jeunes autochtones. Forte de son expérience comme Directrice de l’enseignement à Wemotaci, chez les Atikamekw, Gaétane Petiquay, aujourd’hui enseignante de l’Atikamekw au collège autochtone Kiuna, partagera une vision de l’éducation ancrée dans la réalité des communautés, attentive à la place des enfants et des adolescent·es. L’échange avec l’anthropologue G. Bibeau abordera la manière dont les jeunes se construisent entre mémoire des violences historiques et relation profonde au territoire, à la fois physique et spirituel. Ensemble, les interlocuteurs réfléchiront au rôle de l’éducation comme espace de guérison, de transmission et d’ouverture, permettant aux jeunes de se projeter vers un avenir porteur de sens et d’espoir.
Gratuit
18h - 19h | Conférence pré-concert - Innu Uman
Conférence pré-concert à l’Église Saint-Enfant-Jésus
Détails à venir
Gratuit
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Notez que l’inscription à la conférence pré-concert ne vous donne pas accès au concert. Veuillez vous procurer un billet pour le concert d’Innu Uman pour y assister.
20h - 21h15 | Concert Innu Uman
Dans une francophonie plurielle, les langues autochtones et régionales sont les gardiennes d’une mémoire essentielle. Nées d’un territoire, elles portent une vision du monde et expriment le lien entre l’humain, le vivant et l’invisible. L’innu-aimun et l’occitan, profondément enracinés, témoignent de cette relation sensible au monde.
À l’heure où la biodiversité recule et où des langues disparaissent, ce spectacle trace un chemin entre résistance et résonance.
INNU UMAN interroge l’existence d’un langage commun, fait de souffle et d’écoute, que la poésie transmet.
Sur scène :
Joséphine Bacon, poétesse
Aurélia Lassaque, poétesse
Alain Larribet, compositeur, chanteur et musicien
Clotilde Gilles, piano et violoncelle
Payant
10h - 11h | Le documentaire comme outil d’engagement autochtone avec Francine Saïa
Cet entretien avec Francine Saïa, réalisatrice et monteuse de cinéma documentaire, revient sur le documentaire comme outil d’engagement auprès des réalités autochtones. Elle y évoquera notamment son travail étroit avec Arthur Lamothe, figure majeure du cinéma autochtone engagé d’origine béarnaise, et le rôle qu’elle a joué dans la mise en forme, la transmission et la mémoire de cette œuvre essentielle. Un témoignage sur un cinéma de terrain, politique et profondément ancré dans les luttes autochtones.
Francine Saïa est une réalisatrice et monteuse québécoise de cinéma documentaire. Active dès les années 1970, elle s’est distinguée par des œuvres engagées abordant les enjeux de territoire, de pouvoir et de justice sociale, notamment À qui appartient ce gage ? (1973) et Notre terre (1980). Son travail s’inscrit dans une tradition de documentaire critique accordant une place centrale aux voix et aux luttes des peuples autochtones.
Gratuit
11h - 12h | Projection du film documentaire d’Arthur Lamothe : Mémoire battante (partie 1)
Visionnement du documentaire en présence de Francine Saïa
Détails à venir
Gratuit
13h30 - 14h30 | Projection du film documentaire d’Arthur Lamothe : Mémoire battante (partie 2)
Visionnement du documentaire en présence de Francine Saïa
Détails à venir
Gratuit
14h30 - 16h | Projection du film documentaire d’Arthur Lamothe : Mémoire battante (partie 3)
Visionnement du documentaire en présence de Francine Saïa
Détails à venir
Gratuit
18h - 19h | Conférence pré-concert
Conversation entre Kiya Tabassian (dir. artistique de Constantinople) et Frédéric Léotar (ethnomusicologue)
Gratuit
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À noter : Pour celles et ceux qui souhaitent avoir accès au concert La Traversée des Andes à 20h, voici les deux options qui s’offrent à vous :
– Billets de concert à l’unité en vente ici (Billetterie de Constantinople)
– Passe Festival – 5 concerts en vente ici (Billetterie du Centre des musiciens du monde)
20h - 21h15 | La Traversée des Andes
Constantinople et le Centre des musiciens du monde présentent
LA TRAVERSÉE DES ANDES
Ce concert revisite les musiques des Andes et de l’Amérique du Sud par l’entremise de manuscrits datant des XVIIe et XVIIIe siècles, dont Codice Trujillo et Codice Luz y Norte. À ces sources écrites s’ajoutent des pièces de traditions orales et populaires transmises de génération en génération, pour une soirée musicale au riche répertoire, à l’image de ces peuples colorés et lumineux.
Sur scène
Kiya Tabassian, sétar et direction artistique
Federico Tarazona, charango
Jonatan Alvarado, voix
Tanya La Perrière, violon baroque et viole d’amour
Etienne Lafrance, contrebasse
Patrick Graham, percussions
Sigiberto Domingo Velasquez Lecca, quena
Maria Consuelo Jeri Molina, chanteuse quechua
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Ce projet est soutenu financièrement par le Conseil des Arts et des Lettres du Québec, le Conseil des Arts du Canada et l’Associación ZINIA au Pérou.
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Payant
Ce concert est accessible en achetant la Passe Festival – 5 concerts via la billetterie du Centre des musiciens du monde
Pour vous procurer un billet à l’unité, visitez la billetterie de Constantinople
10h - 11h | Atelier Famille : Les Grands espaces
Les chanteuses de gorge et co-directrices artistiques d’Oktoecho – volet autochtone, Nina Segalowitz, Lydia Etok et la cheffe de chœur Tiphaine Legrand vous invitent à participer à l’œuvre chorale Les Grands Espaces, de la compositrice Katia Makdissi-Warren. Cette composition a été créée dans le but de transmettre aux jeunes leur amour pour cette culture. Puisant son inspiration dans le chant de gorge, cette œuvre ludique emmène les auditeurs de tous âges dans un monde musical des plus créatifs. Venez découvrir et partager l’étonnante richesse de cette tradition. Déjà plus de 60 000 jeunes ont participé à cet atelier au Québec, au Canada et même en France.
Partenaire : Collectif Oktoecho
11h15 - 12h15 | Atelier Famille : Contes traditionnels Atikamekw par Jeannette Laloche
Cette activité sera animée par Jeannette Laloche (nation atikamekw). Elle aura pour objectif de présenter aux familles et au grand public, le contexte et le cadre dans lequel est transmis l’imaginaire autochtone. Avant de partager des contes, l’artiste donnera des éléments de compréhension afin d’introduire aux enfants, le monde à la fois riche et mystérieux d’univers autochtones insoupçonnés.
Jeannette Laloche est actuellement directrice adjointe de l’éducation primaire dans la communauté de Wemotaci. Pendant plusieurs années, elle a été coordonnatrice à la petite enfance et enseignante à l’École Siskitin de Wemotaci. Soucieuse d’adapter le contenu de la formation scolaire à la vision que les Atikamekw se font du monde, elle a collaboré au projet visant à introduire les Atisokana dans l’enseignement.
Payant (inclut l’activité Les Grands espaces de 10h)
Alain Fournier est un architecte québécois reconnu pour son engagement de longue date auprès des Premières Nations, des Inuit et des Métis, notamment dans le Nord du Québec et du Canada. Spécialisé en architecture nordique, il a réalisé de nombreux projets institutionnels et communautaires en étroite collaboration avec les communautés autochtones. Son travail, salué par le prix Ernest‑Cormier (2022), met l’architecture au service de l’identité, du territoire et de l’autodétermination, en soutenant la capacité des peuples à devenir maîtres de leur environnement bâti.
André Dudemaine est un producteur culturel innu, cinéaste et diffuseur, reconnu pour son rôle central dans la mise en valeur des cultures autochtones au Québec et au Canada. Cofondateur et directeur de Terres en vues, il est également directeur du Festival international Présence autochtone (FIPA), qu’il pilote depuis sa création. Par son travail en cinéma, en radio et en médiation culturelle, il œuvre depuis plusieurs décennies à la diffusion des voix autochtones et au dialogue entre les peuples, en plaçant l’art et la culture au cœur des processus de reconnaissance et de guérison.
Aurélia Lassaque est une poétesse occitane dont l’écriture s’ancre dans la langue occitane, qu’elle explore dans ses dimensions orales, rythmiques et sensibles. Son œuvre, souvent publiée en édition bilingue occitan–français, interroge les liens entre langue, territoire, mémoire et vivant. À travers lectures performées et ateliers nomades, elle fait de la poésie un espace de circulation entre paysages, corps et voix, où la transmission passe par l’écoute et le mouvement.
Domingo Cisneros est un artiste visuel et écrivain métis de la nation tepehuane, né au Mexique et établi au Québec depuis la fin des années 1960. Figure pionnière de l’art autochtone contemporain, il a profondément marqué le milieu par une pratique artistique ancrée dans le territoire et la forêt boréale, utilisant des matériaux naturels et une approche socio‑écologique. Ancien enseignant et directeur au Collège Manitou, il a joué un rôle majeur de mentor auprès de plusieurs générations d’artistes. En 2018, l’UQAM lui a décerné un doctorat honoris causa pour l’ensemble de son œuvre.
Francine Saïa est une réalisatrice et monteuse québécoise de cinéma documentaire. Active dès les années 1970, elle s’est distinguée par des œuvres engagées abordant les enjeux de territoire, de pouvoir et de justice sociale, notamment À qui appartient ce gage ? (1973) et Notre terre (1980). Son travail s’inscrit dans une tradition de documentaire critique accordant une place centrale aux voix et aux luttes des peuples autochtones.
Gaétane Petiquay œuvre depuis plusieurs décennies dans les domaines de l’éducation, de la langue et de la culture au sein de la Nation atikamekw. Après une formation en enseignement, elle a occupé divers postes au Conseil de la Nation Atikamekw et au Conseil des Atikamekw de Wemotaci, notamment comme enseignante, directrice d’école et directrice des services éducatifs, linguistiques et culturels. Elle a consacré son parcours à la transmission de la langue, de la littérature orale et de la vision atikamekw de l’histoire.
Gilles Bibeau est anthropologue, professeur émérite et essayiste, reconnu pour son engagement de longue date auprès des peuples autochtones du Québec et des Amériques. Son travail croise recherche anthropologique, réflexion critique et dialogue interculturel, en portant une attention constante aux enjeux de territoire, de mémoire, de transmission et de justice sociale. Acteur important des échanges entre milieux académiques, culturels et communautaires, il œuvre depuis plusieurs décennies à créer des espaces de parole partagée, où la pensée, l’écoute et la culture deviennent des leviers de compréhension mutuelle et de transformation collective.
Jeannette Laloche est actuellement directrice adjointe de l’éducation primaire dans la communauté de Wemotaci. Pendant plusieurs années, elle a été coordonnatrice à la petite enfance et enseignante à l’École Siskitin de Wemotaci. Soucieuse d’adapter le contenu de la formation scolaire à la vision que les Atikamekw se font du monde, elle a collaboré au projet visant à introduire les Atisokana dans l’enseignement.
Jimena Terraza est linguiste et enseignante à l’Université du Québec à Montréal (UQAM), spécialisée dans les langues autochtones des Amériques. Elle est également la coordonnatrice de programme Arts, lettres et communication au collège Kiuna. Née en Argentine, elle a d’abord consacré ses recherches aux langues autochtones de son pays natal, notamment le wichi, avant de poursuivre son travail au Québec sur les langues de la famille algonquienne (innu, cri, ojibwe, atikamekw). Son parcours est marqué par un engagement constant envers la description, la transmission et la revitalisation des langues autochtones, en étroite collaboration avec les communautés
Joséphine Bacon est une poète et écrivaine innue originaire de Pessamit. Figure majeure de la littérature autochtone contemporaine au Québec, elle œuvre depuis plusieurs décennies à la transmission de la mémoire, de la langue innue‑aimun et du lien au territoire. Son écriture, à la fois intime et collective, porte la voix des aîné·es, le rapport au vivant et les chemins de la réconciliation, faisant de la poésie un espace d’écoute, de résistance et de guérison.
Kiya Tabassian est un virtuose du sétar et compositeur acclamé sur la scène internationale. Né en Iran et établi au Québec dès l’adolescence, il puise dans la musique savante persane et la création contemporaine pour développer une œuvre marquée par le métissage et la transmission. En 2001, il cofonde l’ensemble Constantinople, qu’il dirige artistiquement, et avec lequel il a créé plus de cinquante programmes présentés sur les grandes scènes des cinq continents.
Louise Bédard est active dans le milieu audiovisuel québécois depuis les années 1990, où elle a œuvré pendant de nombreuses années comme directrice de lieux de tournage. La rencontre avec Niioierren (Eileen) Patton a été déterminante dans son parcours : touchée par la richesse de leur échange, elle a entrepris un projet de film documentaire né de cette relation, fondée sur l’écoute, le respect et le temps partagé.
Moe Clark est une artiste multidisciplinaire métisse basée à Tio’tiá:ke / Montréal. À travers le chant, la poésie et la performance vocale, elle explore la voix comme lieu de relation, de mémoire et de présence au vivant. Son travail, ancré dans les langues, les récits et l’écoute profonde, s’inscrit dans une démarche de guérison, de transmission et de dialogue entre cultures et générations.
Niioierren (Eileen) Patton est une aînée kanien’kehá:ka (Mohawk) de la communauté de Kahnawà:ke. Elle est reconnue comme gardienne du savoir, conteuse et personne-ressource culturelle, et intervient régulièrement dans des cérémonies, rencontres institutionnelles et contextes éducatifs
Pekuakamiulnu de Mashteuiatsh, Uashteskun a toujours eu le sentiment de flotter à la manière d’une aurore boréale, sans appartenir au monde. L’écriture lui permet de relier terre et ciel et de tisser des liens avec les autres. Uashteskun a écrit deux romans, Envole-toi Mikun et L’amie de mon père, publiés aux Éditions Hannenorak, en plus de s’être prêté à la poésie avec Un roi sans couronne, paru chez Héritage jeunesse.
Le Centre des musiciens du monde tient à remercier chaleureusement les partenaires et complices qui ont contribué à l’élaboration de cette programmation. Un merci tout particulier à Selma Gessous et Yara El‑Ghadban (Espace de la Diversité), à Rodney Saint‑Éloi (Mémoire d’encrier), ainsi qu’à Stéphanie Bénetteau (Festival interculturel du conte), pour leur précieuse collaboration, leur générosité et leur engagement à faire dialoguer les voix, les savoirs et les cultures.
Des questions?
Comment se rendre sur place?
🚲 À vélo
🚗 En voiture
🚕 Taxi et covoiturage
Comment réserver ma place ?
Et si l’envie vous prend à la dernière minute, il est aussi possible d’acheter votre billet sur place, juste avant le concert, selon les places disponibles.
Y a‑t‑il des activités gratuites ?
Où se déroulent les activités ?
Les lieux sont‑ils accessibles aux personnes à mobilité réduite ?
À quelle heure devrais‑je arriver ?
Tous les concerts débutent à 20 h. Comme il n’y a pas de places numérotées, il est conseillé d’arriver le plus tôt possible afin de choisir votre place et de bien vous installer.
Les portes ouvriront chaque soir de concert dès 18 h. Cela vous laissera amplement le temps de profiter de l’ambiance, de la buvette (breuvages avec ou sans alcool et petites bouchées), ainsi que de l’accès aux items de l’encan silencieux, offert chaque soir.
Les activités sont‑elles adaptées aux enfants ?
Est‑ce possible de rencontrer les artistes ?
Quelles musiques vais‑je entendre ?
Faut‑il s’y connaître en musiques du monde ?
Puis‑je me faire rembourser mon billet ?
Toutes les ventes sont finales. Aucun remboursement n’est possible pour les billets achetés en ligne, au téléphone ou en personne.