Résidences de création

Chaque année, le Centre des musiciens accompagne des projets de résidences pour soutenir les artistes de niveau professionnel dans leur exploration artistique et acoustique. Cet accompagnement inclut une rémunération pour la composition, un nombre conséquent d’heures de répétition, l’accès aux locaux du Centre, la diffusion publique des oeuvres ainsi qu’un soutien au rayonnement provincial, fédéral et international.

Résidences 2020-2021

Gheychak en transe

Duo piano-sarod

Ensemble Oraciones

Et si on se parlait – Adama Daou

Les Arrivants

Confluence

Résidences 2019

Masmoudi Quartette

Duo Perse-Inca

Zazakèly

Duo Alexis Chartrand & Lévy Bourbonnais

Résidences 2018

Carnet de Zal

Carnet de Didem

Carnet de Nazih

Carnet de Pooria

Gheychak en transe

Reza Abaee, gheychak | Hamin Honari, percussions | Pierre-Alexandre Maranda, contrebasse

Gheychak en transe, une musique née dans un environnement imprégné par la transe et l’éveil des sens induits par cet ancien cordophone d’Asie centrale. Gheychak en transe est une vision poétique de la musique et des effets qu’elle produit sur celles et ceux qui l’approchent.

Duo piano-sarod

Paulo Bottas, piano | Aditya Verma, sarod indien

Une rencontre issue d’un savant mélange entre les traditions brésiliennes et la musique hindoustanie (Inde).

Ensemble Oraciones

Lamia Yared, chant, oud et directrice artistique de ce projet | Didem Basar, kanun | Omar Abou-Afach, alto | Olivier Bussières, percussions

La résidence de l’Ensemble Oraciones, est un projet auquel je réfléchis depuis une dizaine d’années. Après avoir parcouru les chants d’Asie Mineure, les musiques classiques turque et arabe, j’ai pu saisir les influences du répertoire des musiques séfarades, ayant cohabité depuis des siècles durant l’Empire Ottoman avec les grecs, les turcs, les levantins etc… «Oraciones» fait référence à un type de chant issu du répertoire séfarade et spécifique à la prière. Suite à l’exode des juifs d’Espagne, une longue diaspora en résulte : de l’Italie vers l’Europe de l’Est et ensuite vers la Grèce et la Turquie. Les Séfarades ont ainsi intégré plusieurs influences musicales, dont les Maftirims d’Edirne, afin de préserver leurs rituels. La plupart des chants présentés dans le cadre de cette résidence sont en Ladino, une langue en voie de disparition dérivée de l’hébreu et de l’espagnol.

– Lamia Yared

© Youssef Shoufan

Et si on se parlait – Adama Daou

Adama Daou, balafon | Olivier Babaz, contrebasse | Gabriel Schwartz, pandeiro, saxophone, flûte traversière

«Et si on se parlait…» est un projet de dialogue artistique et humain entre trois continents : l’Europe, l’Afrique et l’Amérique du Sud. Cette résidence explore les canaux de communications entre des instruments issus de cultures différentes et qui se parlent entre eux avec le balafon, la contrebasse, le pandeiro, le saxophone et la flûte traversière.

– Adama Daou

© Youssef Shoufan

Les Arrivants

Amijai Shalev, bandonéon | Abdul Wahab Kayyali, oud | Hamin Honari, daf

«Les arrivants» est la rencontre entre 3 musiciens récemment installés à Montréal. Ce tout nouveau trio comprend Amijai Shalev, (Argentine/Israel) au bandonéon, Abdul Wahab Kayyali (Jordanie) au oud et Hamin Honari (Iran/Colombie Britannique). À travers ce projet, ils mêlent les traditions du tango argentin, de la musique arabe et des rythmes persans. Tout en rendant hommage à leurs riches traditions d’origine, ils s’inspirent également de leurs propres expériences personnelles et professionnelles pour tisser un nouvel espace de dialogues. Ensemble, ils visent à traverser les frontières de leurs traditions et créer une expérience entièrement nouvelle pour eux-mêmes et pour les auditeurs. Au fur et à mesure que Montréal devient leur domicile, leur musique reflète également leur relation et leur nouvel attachement avec la métropole.

© Youssef Shoufan

Confluence

Antoine Bustros, piano & direction de projet | Amir Amiri, santour | Reza Abaee, gheychak | Maryse Legault, Clarinette

La formation Confluence est née du désir de mettre en commun des traditions musicales d’origines diverses et de favoriser des liens organiques entre des identités hybrides distinctes.

Les origines musicales diverses des membres du quatuor convergent vers des créations raffinées où l’apport de sonorités et d’expressivités singulières mettent en relief des musiques inclusives à la fois inusitées et familières, affranchies des catégories où elles se trouvent normalement confinées.

Le programme que nous préparons inclue des extrapolations libres de pièces d’Erik Satie, d’Igor Stravinsky, d’un raga indien sur un rythme de tango lent, d’improvisations autour de joyaux méconnus et des compositions inédites pour l’ensemble.

– Antoine bustros

Masmoudi Quartette

Mohamed Masmoudi, oud & direction musicale | Gabriel Paquin-Buki, clarinette | Guillaume Martineau, piano | Simon Pagé, contrebasse

Le Masmoudi Quartette réunit quatre musiciens dont la réputation n’est plus à faire sur la scène québécoise. Fort de sa riche expérience acquise lors des trente dernières années tant au niveau national qu’international, le oudiste Mohamed Masmoudi en assure la direction artistique. Ce dernier s’illustre par son parcours riche et atypique, façonné par la musique classique, le jazz et les musiques du monde – particulièrement celle du Moyen-Orient. C’est d’ailleurs la tradition de musique orientale, basée sur la maîtrise des maqamat (modes), qui est au cœur de ce projet, dans lequel les compositions de Masmoudi sont mises à l’avant-plan, aux côtés de celles ses trois acolytes Martineau (piano), Pagé (contrebasse) et Paquin-Buki (clarinette). Le répertoire est entièrement constitué de matériel original, composé ou arrangé pour cette formation lors de leur résidence de création au Centre des musiciens du monde. Grand mélodiste, Masmoudi offre au quatuor un parfait équilibre entre des lignes écrites et improvisées, où les sonorités orientales du oud se parent d’accents classiques, jazz et d’Europe de l’Est.

Duo Perse-Inca

Federico Tarazona, charango | Showan Tavakol, kamancheh

Duo Perse-Inca est le résultat d’une rencontre à Montréal entre deux musiciens porteurs de riches traditions de l’Iran et du Pérou, Showan Tavakol et Federico Tarazona. Cette collaboration a permis le rapprochement de systèmes musicaux très anciens, que les deux artistes explorent par ailleurs dans une perspective contemporaine. En mariant les langages, les techniques et les esthétiques, ils donnent naissance à une musique où dialoguent deux peuples ancestraux, incarnés par deux de leurs instruments représentatifs, le kamancheh iranien et le charango des Andes.

D’un côté, le kamancheh fait entendre les sonorités de la musique savante persane et de son répertoire caractéristique, le Radif, ainsi que des rythmes et éléments esthétiques de musiques régionales de l’Iran telles que les musiques azérie et kurde. De l’autre côté, le charango, petit cordophone andin descendant de la guitare baroque amenée en Amérique du Sud par les colonisateurs au XVIe siècle, insuffle des harmonies et arpèges qui résultent d’un riche métissage musical entre les cultures quechua, aymara et espagnole.

D’improvisation en co-composition, le Duo Perse-Inca puise dans différents genres et rythmes traditionnels et fait coexister textures modales du Moyen-Orient et pentatoniques des Andes, aussi bien que mélodies orientales et harmonies occidentales.

© Peter Graham, Michael Slobodian

Zazakèly

Zilien Biret, directeur musical, chant, flûtes, clarinette & percussions | Nazih Borish, oud | Nathaniel Huard, riq | Sergiu Popa, accordéon

Zazakèly représente mon parcours de musicien : né à l’Ile de la Réunion où j’ai été bercé par les tambours et chants du maloya, j’ai ensuite voyagé à travers l’Afrique de l’Ouest, l’Europe de l’Est et la Colombie pour apprendre et perfectionner les musiques de ces régions du monde.

Ce concert, principalement ancré dans la tradition musicale du maloya, raconte l’histoire de mon île natale, ce petit bout de terre rejoint par la Route de la Soie au beau milieu de l’Océan Indien. Une île où résonnent des musiques du monde entier, une île où les humains vivent en paix…

– Zilien Biret, directeur musical

Duo Alexis Chartrand & Lévy Bourbonnais

Alexis Chartrand, direction musicale & violon baroque | Lévy Bourbonnais, harmonica & électroacoustique

Alexis Chartrand et Lévy Bourbonnais explorent ensemble des lieux improbables de la tradition musicale québécoise, passant de mélodies de chansons jouées au violon et à l’harmonica à des airs du répertoire des violoneux. Avec son violon baroque qu’il soumet au jeu traditionnel, Alexis fait entendre des timbres rugueux et chantants, tandis que l’harmonica chromatique de Lévy redécouvre les tournures des airs de violon. Alliant la musique de danse québécoise aux techniques contemporaines d’improvisation libre, le violon baroque à la lutherie numérique, chaque pièce est l’interprétation d’une mélodie tirée du répertoire traditionnel du Québec, dont les musiciens révèlent la profondeur insoupçonnée. Une exploration nourrie d’anachronismes, où la rencontre et le choc entre des traditions éloignées, voire contradictoires, met en évidence la beauté d’un répertoire folklorique faisant rarement l’objet d’une telle introspection, lente et poétique…

Carnet de Zal

Zal Sissokho, kora, voix, composition & direction musicale | Jean Félix Mailloux, contrebasse | Miguel Medina, percussions | Caroline Planté, guitare flamenca, voix & composition | Mohamed Masmoudi, contrebasse & oud (album) | Marcos Marin, voix (album)

Ce concert est l’aboutissement d’un projet musical longuement mûri. C’est dans le cadre d’un voyage à Séville que cette idée est née, alors que Zal Sissokho a commencé à s’intéresser aux sonorités du flamenco. Fasciné par les techniques de jeu des musiciens rencontrés en Andalousie, son objectif était alors de créer une musique qui marierait à la fois ce flamenco et la culture mandingue d’Afrique de l’Ouest dont il est issu. Ainsi, lorsqu’une résidence artistique lui a été offerte par le Centre des musiciens du monde en 2018, il a fait appel à Caroline Planté, musicienne qui compte plus de vingt-cinq ans d’expérience comme compositrice, soliste et interprète, en plus d’être l’une des rares femmes de notre époque à jouer de la guitare flamenca professionnellement. Se sont également ajoutés à ce projet Miguel Medina aux percussions, Mohamed Masmoudi au oud et à la contrebasse, ainsi que Jean Félix Mailloux à la contrebasse et Marcos Marin à la voix pour une participation spéciale sur disque, dans une formation qui se veut intimiste et acoustique. À travers cette création, Zal a ainsi souhaité repousser au maximum les limites de son instrument : la kora.

© Peter Graham, Vincent Roy

Carnet de Didem

Didem Basar, kanun, composition & direction musicale | Noémy Braun, violoncelle | Brigitte Dajczer, violon | Patrick Graham, percussions | Guy Pelletier, flûtes

Après quinze années à composer et à accompagner de nombreux artistes et ensembles, Didem Basar souhaitait désormais se consacrer à un projet plus personnel, qui combinerait deux influences musicales : les musiques classiques turque et occidentale. Le dialogue qu’elle a ainsi créé entre le kanun et des instruments de tradition classique occidentale est enrichi de makams turcs (modes), de cycles rythmiques et d’improvisation, dans des compositions à l’approche résolument impressionniste.

Carnet de Nazih

Nazih Borish, oud, composition & direction musicale | Omar Abou-Afach, alto | Didem Basar, kanun | Joseph Khoury, percussions

Oudiste hors pair et éternel voyageur musical, Nazih Borish explore de nouveaux sentiers artistiques en compagnie de grands musiciens montréalais. Carnet de Nazih est une rencontre entre virtuoses de différentes traditions musicales, où cordes arabes et turques dialoguent avec des percussions du monde.

© Vincent Roy, Studio Halloum

Carnet de Pooria

Pooria Pournazeri, tanbur & direction musicale | Reza Abaee, gheychak | Eric Breton, percussions | Sheila Hannigan, violoncelle | Raha Yousefi, voix | Habib Hoseini, voix

Carnet de Pooria vous propose une incursion dans l’univers d’un des plus grands poètes, écrivains et savants persans du XIIe siècle, Omar Khayyam. Véritable hymne à la vie, ce concert a pour objectif de mettre en musique la puissance du message véhiculé par les poèmes de Khayyam, soit l’importance du moment présent, la fragilité de la vie et l’impermanence des choses.

Alliant des sonorités issues du folk kurde traditionnel de l’Iran et de la musique persane, chacun des instruments sur scène a une vocation particulière. Le tanbur et le gheychak – instruments millénaires – ont pour objectif de représenter l’Iran ancien ; le violoncelle a été choisi pour ses sonorités riches, ses intonations basses et la profondeur des couleurs qu’il transmet ; les  percussions, quant à elles, reproduisent différentes rythmiques iraniennes traditionnelles. Finalement, les poèmes sont magnifiquement mis en voix par le chant, primordial afin de soutenir la musique et de transmettre la profondeur des mots qui y sont véhiculés. Tous ces éléments sont donc réunis dans un concert riche en émotions et en spiritualité, aux sonorités iraniennes traditionnelles dans le but de rendre hommage à la grandeur d’Omar Khayyam et à la poésie de ses mots.

© Vincent Roy, Peter Graham