Carnet de Zal

Zal Sissokho

N’est pas griot tout musicien qui vient d’Afrique. Ces porteurs de traditions orales sont de castes Kouyaté, Diabaté ou Sissokho ; les trois seules grandes familles qui colportent la mémoire du peuple mandingue. Zal Idrissa Sissokho n’a pas que le nom, il a le bagage et cette incroyable faculté d’improvisation. Zal joue de la kora et chante en malinké et en wolof des mélodies inspirées ou empruntées aux traditions de l’Afrique de l’Ouest. Arrivé à Montréal en 1999 et boursier des Conseils des arts du Canada et du Québec à plusieurs reprises depuis 2001, Zal Idrissa Sissokho a vite pris sa place dans le paysage sonore montréalais. Il joue en solo et avec de nombreux artistes et formations tels Les frères Diouf, Celso Machado, Constantinople, Fakhass Sico, Lilison di Kinara, Richard Séguin, Takadja et Muna Mingole. Il a contribué aux albums de Corneille, IKS, Hart Rouge, Monica Freire, Lousnak, Sara Rénélik, Les frères Diouf et Musa Dieng Kala. Zal Idrissa Sissokho a aussi participé au spectacle Ô du Cirque du Soleil à Las Vegas et à la musique du film Un dimanche à Kigali de Robert Favreau. De plus, Zal fut choisi avec 12 autres musiciens, pour le documentaire La symphonie du nouveau monde de Luc Boivin, diffusée sur les ondes d’ARTV et de Radio-Canada et invité à l’émission Belle et Bum en 2009 et 2011. En 2013, Zal a pris part au tournage et à la musique du film L’autre maison (Max Film) de Mathieu Roy, assurant l’ouverture officielle du Festival des Films du Monde de Montréal.

En 2004, Zal forme le groupe afro-mandingue Buntalo, dont le nom fait référence au son cristallin de la kora qui séduit l’auditeur dès la première note. Cette harpe africaine à 21 cordes se marie merveilleusement bien à la musique occidentale contemporaine ; c’est pourquoi Buntalo, dont le répertoire inclut des compositions originales et des classiques mandingues, modernise les sons tout en préservant l’identité de ces compositions plusieurs fois centenaires. Zal Sissokho et son groupe Buntalo a fait paraître son troisième album le 24 mars 2017 : La Palabre. La palabre consiste en la jonction de la parole et de l’action : dire ce qu’on fait et faire ce qu’on dit. En abordant des thèmes actuels et primordiaux de la société, Zal Sissokho met de l’avant le son unique de sa kora et invite à la découverte et au voyage. Sa musique aux accents afro-mandingues, ses compositions métissées et son propos engagé sont à nouveau mis de l’avant dans un album porteur d’espoir et riche de multiples collaborations.

Entre autres prix et honneurs, Zal a été le lauréat du prix OQAJ-Rideau lors de la vitrine officielle à la Bourse Rideau, à Québec en février 2008. Par le biais de ce prix, octroyé par l’Office Québec-Amériques pour la Jeunesse et Rideau, Zal a pu visiter le Mexique en octobre 2008.