A Collection in collaboration with Analekta

This collection features works created during artistic residencies offered by the Centre des musiciens du monde. In our modern age, when life moves at a frenetic pace, the Centre wanted to offer musicians the luxury of time to experiment, to write, to scrap what they’d done and start again: to fully explore their ideas and imagination. These residencies therefore provide time and space for artists, where they can meet other people, forge lasting musical relationships and nourish their creativity. With just a click, purchase one or several albums from the Collection to taste the fruition of musical inspiration while supporting artists and the Centre des musiciens du monde!

Kora Flamenca

COMPOSERS
Zal SissokhoCaroline Planté

INTERPRETERS
Zal Sissokho, musical direction, kora, vocals | Caroline Planté, Flamenco guitar, vocals | Miguel Medina, percussion | Mohamed Masmoudi, oud | Jean Félix Mailloux, double bass | Marcos Marin (special guest), vocals

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Cet album est l’aboutissement d’un projet musical longuement mûri. C’est dans le cadre d’un voyage à Séville que cette idée est née, alors que j’ai commencé à m’intéresser aux sonorités du flamenco. Fasciné par les techniques de jeu des musiciens rencontrés en Andalousie, mon objectif était alors de créer une musique qui marierait à la fois ce flamenco et la culture mandingue d’Afrique de l’Ouest dont je suis issu. Ainsi, lorsqu’une résidence artistique m’a été offerte par le Centre des musiciens du monde en 2018, j’ai fait appel à Caroline Planté, musicienne qui compte plus de vingt-cinq ans d’expérience comme compositrice, soliste et interprète, en plus d’être l’une des rares femmes de notre époque à jouer de la guitare flamenca professionnellement. Se sont également ajoutés à ce projet Miguel Medina aux percussions, Mohamed Masmoudi au oud et à la contrebasse, ainsi que Jean Félix Mailloux à la contrebasse, dans une formation que j’ai voulu intimiste et acoustique.

À travers cette création, j’ai souhaité repousser au maximum les limites de mon instrument : la kora. En m’inspirant des envolées d’improvisation propres à la guitare flamenca, j’ai tenté de créer un style hybride où la technique de jeu traditionnelle de la kora s’arrime aux influences du flamenco : un style que j’aime nommer « tradimoderne ». Pour moi, l’inspiration musicale commence d’abord par le respect de la tradition de l’instrument, de son histoire et de ses sonorités. Puis, à travers différentes rencontres et expérimentations, je porte la technique de jeu plus loin et pousse du même coup mes collaborateurs à s’inspirer les uns des autres, afin de créer une musique où compositions, prouesses techniques et improvisations se conjuguent et s’harmonisent parfaitement.

C’est ainsi que sont nées les compositions que vous entendrez sur cet album ; des œuvres aux sonorités métissées entre l’Espagne et le Sénégal, où les spécificités tout comme la polyvalence de nos différents instruments à cordes sont mises à l’honneur.

Zal Sissokho

Levantine Rhapsody

COMPOSERS
Didem Başar | Dimitrie Cantemir

INTERPRETERS
Didem Basar,  musical direction, composition, kanun | Guy Pelletier, bass flute and flute | Brigitte Dajczer, violin | Noémy Braun, cello | Patrick Graham, percussion

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Après quinze années à composer et à accompagner de nombreux artistes et ensembles, je souhaitais désormais me consacrer à un projet plus personnel, qui combinerait deux influences musicales : les musiques classiques turque et occidentale. Le dialogue que j’ai ainsi créé entre le kanun et des instruments de tradition classique occidentale (flûtes, percussions, violon et violoncelle) est enrichi de makams turcs (modes), de cycles rythmiques et d’improvisation, dans des compositions à l’approche résolument impressionniste.

Devr-i Raksan est une combinaison de rythmes en 15/8 (Raksan) et en 7/8 (Devr-i Turan). Devr-i Raksan signifie d’ailleurs le tournoiement d’un danseur, que j’ai tenté de recréer par cette pièce.

Plonger dans la mer provoque souvent un sentiment d’apesanteur. Observer les fonds marins peut donner l’impression de voler. Méduse est une tentative d’évoquer cette légèreté, cette douce sensation d’un glissement sans effort.

Quoi de plus apaisant qu’une balade en forêt, à écouter le chant des oiseaux ? Dans Bird Song, leurs jolis gazouillis sont évoqués grâce à la riche collection d’instruments de Guy Pelletier. Merci à toi Guy !

Rast Pesrev est la seule pièce de cet album que je n’ai pas composée. Elle a plutôt été écrite par Kantemiroğlu (Dimitrie Cantemir, 1673 – 1723), et malgré quelques centaines d’années d’existence, elle arrive encore à nous émerveiller…

Cry est pour toutes ces personnes innocentes souffrant des conséquences de conflits meurtriers ; pour tous ces rêves injustement avortés, pour toutes ces histoires d’amour interrompues sans pitié, pour tous ces jeux d’enfants abandonnés.

Les moments décisifs de nos vies échappent souvent à notre compréhension. Quand naître, où mourir, qui aimer, pourquoi pleurer… autant de questions presque toutes hors de notre contrôle. La vie n’est-elle pas une énigme (Riddle) dont les réponses sont parfois amères ?

J’ai composé Lunenburg l’an dernier, dans la ville du même nom en Nouvelle-Écosse, au cours d’une tournée de concert fort chargée. Je souhaitais alors exprimer mon plaisir d’être entourée de fabuleux musiciens dans un environnement musical aussi riche.

5 à 7 est une expression québécoise équivalente au happy hour, ces quelques heures en début de soirée où les gens se rassemblent pour partager un bon moment et pour savourer leurs premiers instants de liberté après le travail. Cette pièce vise à évoquer une telle ambiance, avec son rythme caractérisé par des cycles de 5 et de 7 pulsations.

Didem Başar

Échos des montagnes

COMPOSERS
Duo Perse-Inca

INTERPRETERS
Federico Tarazona, composition, charango | Showan Tavakol, composition, kamancheh

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Le Duo Perse-Inca est né à Montréal d’une rencontre entre deux musiciens et compositeurs porteurs de riches traditions de l’Iran et du Pérou, Showan Tavakol et Federico Tarazona. En mariant les langages, les techniques et les esthétiques, ils donnent naissance à une musique contemporaine où dialoguent deux peuples ancestraux incarnés par deux de leurs instruments représentatifs, le kamancheh iranien et le charango des Andes.

La pièce d’ouverture intitulée Dialogue Kurde-Andin est le résultat de la toute première rencontre entre Showan et Federico. Dans une improvisation en forme de dialogue, le kamancheh s’exprime dans des modes de la musique kurde tandis que le charango fait entendre des textures sonores typiques de la musique andine.

Inspirée du mode Bāyāt-e Esfahan de la musique persane, Isfahan emprunte son rythme à la technique d’accompagnement de la marinera (anciennement connue sous le nom de zamacueca), un genre musical du Pérou.

En solo au charango, Federico interprète L’aube de Gabriel, une berceuse composée pour réveiller son fils.

Zapateo de los Lagos est un hommage au guitariste Alvaro Lagos, créateur de la technique de jeu à partir de laquelle Federico élabore son accompagnement au charango. Cette pièce repose sur un rythme de danse afro-péruvienne – le zapateo – auquel se joint le kamancheh dans un rythme plutôt tiré de la danse iranienne.

Partant du mode Navā de la musique persane, Échos des montagnes est une oeuvre impressionniste suggérant les échos qui résonnent dans les régions montagneuses au Pérou comme en Iran.

Pièce en trois parties, Čahārgāh s’inspire du dastgāh (mode) persan du même nom ; le kamancheh et le charango dialoguent dans une atmosphère atonale, puis les deux instruments livrent ensemble une interprétation plus traditionnelle du mode avant que le charango ne se le réapproprie, dans une phrase finale en solo.

Dans Carnaval Ayacupersa, le charango fait entendre les motifs caractéristiques de la musique de carnaval de la région d’Ayacucho au Pérou, pendant que le kamancheh reproduit une danse traditionnelle péruvienne qui se teinte peu à peu des sonorités propres à la musique persane.

Pour son improvisation Épopée de Simorgh, Showan s’est imaginé le son du vol plané de Simorgh, un oiseau fabuleux de la mythologie iranienne.

Une imitation de deux instruments typiques de la musique traditionnelle péruvienne, d’une part la harpe recréée par le charango, d’autre part le violon évoqué par le kamancheh, Chupuro réfère au nom du village où est né le célèbre violoniste péruvien Zenobio Dagha.

Pour conclure, Maruchaan est une oeuvre où les influences musicales du Balouchistan (région d’Iran) sont portées par un rythme qui rappelle des genres musicaux sud-américains.

Roots of Strings

COMPOSER
Nazih Borish

INTERPRETERS
Nazih Borish, oud and composition | Roberto Occhipinti, double bass | Joseph Khoury, percussion

 

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Music is peace. It transcends the boundaries of time and space, colours, and races to settle restless hearts wherever they are. It is as pure and innocent as the truth. Hence, when a musician comes into the world, a seed of peace is planted. So, let’s eliminate barriers, open various music cultures to each other, teach them and learn about them to enjoy a world of love and peace.

A creative endeavour by nature, music is therefore not constrained by its roots nor by the people from whom it originates. Music is a universal language that awakens the conscience. It is the means through which humans seek serenity and through which music cultures across the world should connect, merge and engage in dialogue. This is precisely what the composer embodies here, melding his authentic oriental style with others that have influenced him, to offer us a multiflavoured drink, a toast to peace and harmony.

The oud is a letter of this great alphabet. It conveys its authenticity and continues to delight listeners as it did in the past. In addition to the diversity it can bring, it is not surprising that the oud interacts and dialogues so well with the double bass and percussion, for it is considered as the ancestor of many stringed instruments. The chords that emanate from it are musical words that fly on wings to travel into hearts around the world, carrying with them messages of peace. Human beings are inherently inclined towards peace. Because music is one manifestation of this peace, it is the language that makes its way into the heart, without permission, bypassing borders, colours and ethnicities. An invitation to intercultural dialogue, music is an appeal to fraternity and peace. This is embodied in the work of composer and musician Nazih Borish, whose fingers dance on the strings of his oud, unleashing it to speak in its own language and tell the story of the Roots of Strings.